Pour désigner un bâtiment responsable, les Français disposent d’une multitude de noms comme éco-construction, éco-habitat ou encore immobilier vert. Ces termes renvoient à la démarche éco-responsable dans la construction ou la réhabilitation du bien immobilier. L’approche consiste concrètement à travailler sur la performance énergétique ou la qualité écologique globale du bâti. 

Qu’est-ce que l’immobilier durable ?

Qu'est-ce que l'immobilier durable ?
Image par Kevin Phillips de Pixabay 

L’immobilier durable est avant tout caractérisé par les performances énergétiques du bâtiment et l’empreinte écologique d’une construction neuve. Pour les notaires, la valeur d’un logement vert vient principalement de l’amélioration de sa performance thermique et environnementale. Ce type de bien est ainsi valorisé par rapport aux habitats avec une surface similaire, le même nombre de pièces…

Un bâtiment durable se reconnaît à travers les certifications dédiées. En France, il existe plusieurs labels Effinergie pour identifier les biens immobiliers avec des besoins énergétiques réduits. Ils sont attribués aux logements permettant de réduire l’émission de CO2 par 4 et d’atteindre ainsi les objectifs carbones de 2050. Les promoteurs et les constructeurs disposent notamment de la certification HQE et du label Habitat et environnement. 

En revanche, Effinergie + est le label le plus connu du grand public. Il a été lancé avec la RT 2012, l’ancienne norme régissant l’efficacité thermique. Dans la pratique, ce label est attribué après l’amélioration de la performance du bâtiment de 20 % minimum par rapport à la réglementation de 2012. La consommation d’énergie doit également baisser de 40 % comparée aux objectifs de l’époque. 

À partir de 2022, cette réglementation sera remplacée par la norme RT 2020. Le principe consiste désormais à produire des logements neufs ou des bâtiments tertiaires avec énergie positive. En d’autres termes, ils sont supposés produire de l’énergie au lieu d’en consommer. Cet objectif ambitieux vise à renforcer la transition énergétique sur tout le parc immobilier français. 

Pourquoi investir dans l’immobilier durable ?

Pourquoi investir dans l'immobilier durable ?
Image par Alexander Stein de Pixabay 

Au-delà des critères ESG, l’immobilier durable est porteur pour les investisseurs institutionnels, les épargnants, les bailleurs, les sociétés de gestion locative… Les logements classés A ou B sont en principe économes, suivant le diagnostic de performance énergétique. Ils sont donc généralement vendus à des prix entre 6 % et 14 % plus élevés par rapport à des résidences étiquetées D.

De même, les appartements évalués A ou B bénéficient d’une évaluation entre 6 % et 22 % plus importante comparée aux mêmes surfaces avec étiquette D. Cette hausse de la valeur s’accompagne par ailleurs de divers avantages écologiques et économiques. Le logement permet en effet de réduire les émissions de GES (gaz à effet de serre), son empreinte carbone ainsi que ses factures d’électricité et de gaz. 

Autrement dit, les constructions durables sont potentiellement rentables que ce soit pour un investissement locatif ou pour y habiter. La plus-value du bien augmente entre autres avec la baisse de la consommation énergétique. De plus, les prix seront amenés à croître significativement sur le marché de l’électricité et de l’énergie en général. La performance énergétique représente ainsi un excellent placement. 

Les particuliers sont parfois dubitatifs par rapport au retour sur investissement des programmes immobiliers écologiques. Cependant, le ROI sur ce type de bâtiment est considérable sur le long terme, eu égard à l’évolution du marché immobilier et de la production énergétique. Enfin, les risques sanitaires sont limités avec les matériaux durables. 

Immobilier durable : quels enjeux pour demain ?

Immobilier durable : quels enjeux pour demain ?
Image par Daniela Dimitrova de Pixabay 

À l’avenir, l’immobilier durable devra répondre à divers enjeux environnementaux, sociétaux et énergétiques. Le changement climatique fait partie des premiers défis à relever dans le secteur. Il faudra ainsi poursuivre les efforts en matière d’efficacité énergétique entamée depuis la RT 2012. Les professionnels de l’immobilier devront également anticiper la tension sur les matériaux de construction. 

D’autre part, les bâtiments neufs seront soumis à la norme thermique RT 2020 dès son entrée en vigueur en 2022. Le niveau d’émissions de GES aura notamment un nouveau plafond de 4 kg par mètre carré par an pour les maisons individuelles. Les logements collectifs, eux, bénéficieront d’un sursis à 14 kg par mètre carré par an jusqu’à début 2024. Le seuil passera à 6 kg au-delà de la date fixée. 

Afin d’atteindre ces objectifs, les acteurs de la construction durable travaillent sur le bannissement total du gaz à l’horizon 2024. Ce type de chauffage produit en effet plus de polluants et affiche une performance énergétique faible. Comme alternative, l’exécutif recommande les installations solaires ou encore les granulés de bois. De plus, la finance durable contribue déjà à promouvoir les énergies renouvelables. 

Enfin, le secteur BTP doit revoir complètement son utilisation des ressources pour s’adapter à la démarche responsable. Cette approche incite à développer l’économie circulaire dans le bâtiment ou à basculer vers les matériaux durables. Ces derniers permettront de réduire l’empreinte environnementale des nouvelles constructions et de favoriser le recyclage dans le domaine.

Image de couverture par congerdesign de Pixabay

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