La migration informatique est une démarche délicate en raison des enjeux financiers et opérationnels. Si elle ne se déroule pas correctement, elle risque en effet de créer un décalage entre l’infrastructure et les processus. Il faudra alors prévoir un délai et un budget supplémentaire pour pouvoir utiliser le système d’information (SI). De ce fait, il est important de planifier et d’optimiser les migrations informatiques. 

Bien évaluer ses besoins

L’entreprise doit procéder à une évaluation approfondie de ses besoins avant toute migration informatique. Dans le cas contraire, les solutions choisies risquent d’être inadaptées à l’activité et à l’équipe. Pourtant, l’opération vise en définitif à améliorer l’efficacité du SI. L’analyse des besoins est donc cruciale pour mener à bien ce type de projet. Lors de la phase de planification, il faudra par ailleurs prendre en compte :

  • Les objectifs (modernisation de matériel, fusion de données, remaniement de système, enrichissement de sources d’information, mise à niveau, etc.) ;
  • Les éléments concernés (logiciels, données, services, applicatifs, etc.) ;
  • Le budget alloué ;
  • Les délais impartis ;
  • Les ressources nécessaires…

Un audit est souvent requis pour mieux cerner l’existant et déterminer les contraintes à gérer. Il faudra ensuite expliciter les besoins de l’entreprise. La migration pourra alors être réalisée en accord avec les priorités de la structure, les attentes de l’équipe et les exigences de la direction. De plus, l’opération peut être effectuée en une seule fois ou en plusieurs étapes en fonction de la situation. La meilleure option dépendra surtout des contraintes budgétaires et calendaires de l’organisation considérée.

Sélectionner des solutions et outils adaptés

Pour réaliser une migration efficace, il convient de choisir des solutions et des outils correspondant aux besoins spécifiques de l’entreprise. La démarche permettra ainsi de répondre aux attentes des futurs utilisateurs, des employeurs et des fournisseurs d’application. D’autre part, il est primordial d’étudier la compatibilité entre l’existant et les nouvelles technologies pour éviter tout problème d’intégration ou de maintenance informatique

Les options les plus adaptées dépendront concrètement de l’objectif de la migration et des systèmes impliqués. Cela dit, il s’agit aussi d’une excellente occasion pour évaluer l’efficacité du SI et réaliser les changements nécessaires. L’équipe pourra ainsi gagner en performance. Aujourd’hui, les structures professionnelles effectuent la plupart du temps certaines migrations spécifiques comme :

  • La migration vers le cloud ;
  • La mise à niveau du système d’exploitation ou OS (operating system) ;
  • Le remaniement en profondeur de l’architecture du SI ;
  • Le remplacement du système de stockage de données ;
  • Le changement d’hébergeur pour les systèmes et les applications ;
  • La relocalisation ou la refonte de l’infrastructure informatique ;
  • L’abandon d’une application monolithique au profit de services conteneurisés ;
  • La mise en conformité avec les exigences des éditeurs logiciels ;
  • Le transfert de données vers un data lake, un nouveau référentiel, un data warehouse, un data mart, etc. ;

L’automatisation représente désormais un outil incontournable pour gérer un projet de migration. Cependant, elle doit être développée et supervisée par un interlocuteur de confiance, maîtrisant parfaitement les risques et les avantages pour l’entreprise. L’opération pourra alors être mise en œuvre avec toutes les précautions nécessaires (évaluation et gestion de risques, stratégie et planning de restauration, sauvegarde physique ou virtuelle…). 

Formez et communiquez avec les différentes équipes

Indépendamment du type de migration, il est indispensable de communiquer avec les équipes concernées pour les informer des changements à venir. L’intégration doit également être précédée par une phase de préparation et de formation des futurs utilisateurs. De cette manière, ces derniers seront moins réticents au changement et à l’enrichissement de compétences. Le facteur humain peut en effet représenter un frein non négligeable au bon déroulement d’une migration informatique.

Afin de faciliter l’adaptation, l’entreprise doit par ailleurs former les collaborateurs aux nouvelles procédures ou aux nouvelles technologies adoptées. Cette démarche aide à apaiser la peur de l’inconnu et la perte du savoir lié aux anciens systèmes. Au-delà de l’apprentissage technique, l’idée est de rassurer toute l’équipe et de familiariser les utilisateurs avec leurs nouveaux outils. 

En somme, la préparation est essentielle pour impliquer tous les employés dans le processus de migration et les inciter à contribuer au succès du projet. Cette phase englobe la communication et la formation. Durant cette première étape, il est aussi intéressant de mobiliser des ambassadeurs du changement pour sensibiliser les acteurs concernés. Enfin, l’entreprise a besoin d’établir un plan de migration pour guider et suivre la réalisation du projet.